26.05.2014

Van Gogh s’invite au CEC

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Avant de laisser la place aux festivités de l’été, le Cercle d’Etudes Citoyennes avait invité Van Gogh  à sa dernière séance.

« Sa passion humanitaire et sociale, sa quête spirituelle, la lutte quotidienne pour se procurer des toiles, des couleurs, des pinceaux (au détriment de sa nourriture), la tension permanente de sa recherche  artistique… Il est impossible de séparer la part de l’homme de celle de l’artiste. »

Au-delà de l’œuvre du peintre,  au-delà de sa quête spirituelle, il y a l’homme qui, depuis tout jeune, se demande : « A quoi pourrais-je être utile, à quoi pourrais-je servir ? Il y a quelque chose au dedans de moi, mais qu’est-ce que c’est donc ! ».

C’est avec passion, que Michèle Niclot, à travers l’exposition d’une centaine d’œuvres, a fait partager la peinture de Vincent van Gogh, puis, lors de sa conférence, a introduit l’assistance dans la correspondance vibrante du peintre avec ses amis et avec son frère qui le soutiendra toute sa vie, finançant sa peinture qu’il reçoit en échange.

Partant de la Hollande où il peint la vie des paysans en leur donnant une valeur sacrée, nous le suivons dans le bassin minier du Borinage où il se dépouille de tout pour venir en aide aux mineurs. Les séjours successifs à Anvers, puis à Paris où il côtoie le milieu artistique, constituent des étapes capitales pour l'évolution de Van Gogh.

Enfin le sud où son pinceau vibre, où ses couleurs flamboient ; des champs de blé aux oliviers en passant par ses ciels étoilés. Période créatrice la plus féconde de sa courte carrière. Dans la retenue et la pudeur, s’achève, à Auvers la tragédie d'un homme parfaitement lucide qui voit sombrer ses forces physiques et mentales et choisit de mettre fin à ses jours. D'accès de dépression en phases de rémission et d'activité intense, dans ses lettres, Vincent commentait toutes ses alertes, toutes ses lassitudes, mais aussi toutes ses ivresses à vivre. Sincérité d'inspiration et volonté de témoignage humain exemplaires, elles sont très révélatrices des idéaux de l'artiste comme de sa problématique intérieure.

On ne peut pas parler d’un aspect seulement de Vincent.  C’est l’homme dans son intégralité qui nous parle. « Toute l’histoire de Vincent, avec ses élans religieux et humanitaires, son irrésistible vocation pour la peinture, sa recherche de l’impossible est la détresse d’un homme qui voulait aimer l’humanité, sans arriver à communiquer avec les hommes. Incompris, ignoré ou méprisé par tous les autres, ressentant au plus profond de lui son inadaptation à la société, son histoire est une suite de dures conquêtes spirituelles qui lui coûteront la vie. » C’est sa grandeur et son humanité que Michèle Niclot a tenu à faire partager.

 

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