22.09.2013

Le cercle d'études citoyennes fait sa rentrée

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Les activités du cercle d’études citoyennes reprennent force et vigueur avec la rentrée pour petits et grands. Le conseil d’administration s’est réuni pour peaufiner le programme de ce trimestre. D’abord le 1er octobre un groupe ira visiter les locaux de Midi-Libre afin de voir la fabrication du journal. Quoi de mieux pour la première conférence à la maison de la citoyenneté récemment inaugurée, que de s’interroger : La démocratie, c’est quoi ? Le 21 novembre, c’est Jacques Fernandez qui fera revivre  une partie de notre histoire récente souvent ignorée : Ces espagnols qui libérèrent Paris. Puis, le 5 décembre, en avance sur la traditionnelle « journée de la femme », Geneviève Tapié, présidente de l’observatoire régional de la  Parité en Languedoc-Roussillon, viendra présenter : Du nouveau pour la parité , évolution de la législation en faveur de la parité, notamment la loi du 2 août 2013 qui porte les modifications du mode de scrutin et la composition du collège électoral pour l’élection des sénateurs-sénatrices, en 2014. Programme chargé, varié, des locaux flambant neufs d’une utilisation facilitée par l’amplitude  des heures d’ouverture et du matériel mis à disposition. Vous êtes attendus nombreux dès le jeudi 3 octobre à 18 h.

28.11.2010

Conférence : Gilbert Gaudin fait parler les chiffres et les cartes

Le Cercle d'études citoyennes a accueilli Gilbert Gaudin lors d'une conférence fort enrichissante ayant pour thème la grande guerre à Narbonne et dans les Corbières .JPG

Ce n'était pas un récit , encore moins un roman ni un documentaire, avec des évocations sanglantes, des images insoutenables . Non c'était un exposé argumenté avec des documents, des diagrammes, des courbes, des photos ou cartes postales... fruits de ses recherches que Gilbert Gaudin, historien - géographe est venu présenter au Cercle d' Etudes Citoyennes.

Il a exploré les monuments aux morts, les chapelles, les archives, auditionné des familles pour comprendre notamment ces différences de chiffres que l'on peut constater sur les divers édifices. Il a comparé dans les 81 communes de l'arrondissement de Narbonne, les classes, les dates de mobilisation et les victimes. Les plus nombreuses dès le mois d'Août 1914 aux premiers jours des combats. Gilbert Gaudin a constaté par exemple que dans le centre ville de Narbonne toutes les maisons avaient au moins une victime à déplorer. . A 900 km du front la région toute entière est dans la guerre.

Déjà ( et c'est moins connu ) des réfugiés dès 1914 expulsés par les Allemands s'étaient repliés vers le Sud et ce n'est qu'en 1915 que les préfets ont réparti ces populations imposant aux maires l'accueil de ces familles. Puis vinrent les réquisitions, les tickets de rationnement, le contrôle de l'opinion par, on dirait maintenant les Renseignements Généraux , le renforcement de l'autorité. Peu à peu l'étatisation du pays commençait...

Que dire de toutes ces victimes au front mais pas seulement, les blessés qui succombent dans les transports vers des lointains hôpitaux et les suites des blessures dans les années qui suivent. Meurtrière la « guerre de 14 » « Grande Guerre » laisse à notre mémoire l'image de nos monuments de village, un nombre impressionnant de noms.

Tous ces documents Gilbert Gaudin les a rassemblés dans un livre «  La Grande Guerre à Narbonne et dans les Corbières » aux éditions Lacour -

Gilbert Gaudin est un habitué du Cercle d'Etudes Citoyennes et c'est avec un réel plaisir que les habitués viennent découvrir le passé de leur région d'adoption .

Le Cercle d'Etudes Citoyennes participera au Téléthon les 4 et 5 Décembre par une exposition sur les maladies génétiques , des portraits, des peintures. Venez nombreux les rencontrer.

30.10.2010

Michel Delsouc a donné une conférence sur l’art tsigane au CEC

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Mercredi dernier le Cercle d'Etudes Citoyennes faisait sa rentrée avec la conférence de Michel Delsouc, montalbanais, chercheur à l'université du Mirail à Toulouse passionné par son étude sur les tsiganes qu'il n'a cessé d'approfondir depuis sa thèse consacrée à cette population  qui nous interpelle par sa grande diversité de culture. En effet si nous connaissons les plus célèbres pour la danse et les chansons (La Chunga, les Gipsy Kings, Manitas de Plata ) leurs coutumes  et leur comportement  nous demeurent étrangers et entraînent souvent des affabulations.
Par une approche liée aux préjugés et aux stéréotypes,  Michel Delsouc nous fait percevoir  les connotations positives ou négatives  résultant d'une interaction entre les deux populations  tsigane et non tsigane.

Puis il aborde une approche historique . C'est en 1427 que par des écrits on trouve la trace des tsiganes en France . Sur la foi de  documents différentes théories ont été élaborées sur l'origine de cette population qualifiée d'égyptienne par Voltaire mais qui aujourd'hui est reconnue comme originaire de l'Inde (vallée du Sind). Leur dispersion  permet de déterminer trois groupes principaux : Manouche, Gitan, Rom.
Enfin l'approche universitaire de cette étude décortique les différentes étapes d'intégration dans notre société et explique scientifiquement les comportements liés à chaque niveau d'acculturation.

Son exposé émaillé d'anecdotes vécues aurait pu durer encore longtemps  tant les auditeurs attentifs intervenaient, questionnaient , montrant leur intérêt pour cette population  qui garde depuis des siècles  ses traditions. Michel  a promis de revenir au mois de Mars . Rendez-vous est pris .

La prochaine rencontredu Cercle d'Etudes Citoyennes aura lieu le mercredi 17 novembre et c'est Gilbert Gaudin, historien, qui nous parlera de «  la grande guerre à Narbonne et dans les Corbières »

Les conférences du CEC sont gratuites. Vous serez tous les bienvenus

25.06.2010

L'histoire du paysage de la Narbonnaise par Gilber Gaudin.

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Feriez-vous parler une carte pour vous décrire un paysage ? Remonteriez-vous à des millions d'années  pour expliquer ce que nous voyons tous les jours ? Saviez-vous que la mer était à 200 Km au large ? qu 'à moins 6000 avant JC  les hommes pratiquaient la transhumance avec chèvres, moutons , qu'ils élevaient des mouflons ? C'est ce que Gilbert Gaudin , à l'invitation du Cercle d'Etudes Citoyennes citait comme anecdote à un auditoire attentif et passionné pour cette conférence qui pouvait paraître abrupte sinon rébarbative,  à priori. Pour expliquer le paysage que nous avons aujourd'hui sous nos yeux, il faut remonter loin dans les temps géologiques, à l'ère primaire pour la mise en place des socles granitiques et surtout à l'ère tertiaire avec les plissements  pyrénéens. Mais la sculpture du paysage doit beaucoup aux agents d'érosion des périodes froides du quaternaire. A cette époque, le niveau de la mer était inférieur au niveau actuel : les rivières ont creusé leur lit en terrasses, le gel a façonné les versants raides, le vent a été le seul à pouvoir creuser les étangs actuels. L'étape la plus importante a tout de même été la dernière phase de la préhistoire, le néolithique quand l'homme devenu producteur sédentaire a inventé l'agriculture et l'élevage. Il a alors remplacé la forêt de pins et de chênes par la garrigue et les champs cultivés de façon plus ou moins permanente. Ce paysage né vers - 6000 a subsisté jusqu'à la révolution viticole du XIX° siècle.
Des millions d'années résumées en une heure, quelques graphiques, photos, des explications claires , compréhensibles sur un sujet ardu ont suscité chez les participants le désir de découvrir ...la suite ! Et Gilbert Gaudin, habitué des conférences du CEC nous a promis de revenir compléter  ce thème l'année prochaine. A la grande satisfaction des habitués.
Nous rappelons que les conférences du CEC sont gratuites et ouvertes à tous. Les thèmes retenus peuvent se consulter sur le blog http://cecgruissan.hautetfort.com  Rendez-vous en Octobre.

23.06.2010

Vous avez dit sectes ?

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Y a-t-il toujours autant de sectes aujourd'hui ? Sont-elles dangereuses ? Quel but poursuivent-elles ? Comment les reconnaître ? Ce sont quelques questions que se posent  des citoyens aujourd'hui  dans une société où la  communication tient une place importante et même envahissante en s'introduisant dans les foyers  notamment par la publicité , internet ou des contacts directs....Le Cercle d'Etudes Citoyennes a invité dernièrement  l'Association Narbonnaise : Sectes-Infos Languedoc-Roussillon pour échanger sur ce sujet et Maryse Bosse, une des responsables , est venue en parler.

Il ne s'agit pas de traiter les croyances mais les méthodes et les pratiques qui portent  atteinte aux droits de l'homme et de l'enfant. Comment fonctionne le piège ? tout d'abord par la séduction, rencontre avec des gens sympathiques on vous écoute, vous êtes reconnu pour votre valeur , vous avez découvert un groupe qui veut construire un monde meilleur et vous vous engagez . Vous faites une expérience nouvelle, vous êtes plongé dans un univers où tout est beau, facile à comprendre, le leader est merveilleux  vous le suivrez jusqu'au bout. Vous n'êtes pas encore un adepte . Vous travaillez beaucoup, vous êtes conscient de vos défauts qu'il faut éliminer , vous devenez  meilleur, vous êtes nouveau. Vous abandonnez vos anciens amis, votre famille, votre travail salarié, vous vous méfiez de tous en dehors du groupe, vous avez perdu votre sens critique. ..ça y est  vous êtes devenu un adepte de mouvement sectaire. Ce long  processus paraît invraisemblable « à froid » et ceux qui l'ont vécu et ont retrouvé,  souvent avec peine, leur liberté, s'interrogent longtemps pour comprendre comment ils sont tombés dans le piège.

L'exposé de madame Bosse a suscité de nombreuses questions et nombreux sont ceux qui ont  poursuivi l'entretien en demandant notamment des renseignements sur l'Association Narbonnaise*, son siège, ses permanences,  ou faisant part d'expériences,  de craintes. Même si tout mouvement à caractère culturel ou spirituel ne doit pas être considéré comme une secte la vigilance reste nécessaire. Comment faire la différence ? La liberté d' adhérer et de quitter.

*CCMM-12 Rue Hippolyte Faure 11100 Narbonne -Tel 0468422328 -  France@ccmm.asso.fr

04.04.2010

Conférence : qui était Maria Deraismes ?

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C'est la question qui était posée avant la conférence du Cercle d'Etudes Citoyennes et à laquelle Joëlle Fernandez se proposait de répondre .Tous les ans, autour du 8 Mars,  Journée pour les Droits des Femmes le CEC  évoque une de ces femmes qui ont fait progresser leur cause . Après Olympe de Gouges, Rosa Parks, il y eut  Flora Tristan et cette année Maria Deraismes. En effet cette pionnière de la revendication pour l'égalité des Femmes, pas si éloignée de nous,  est peu connue du public. Née en 1828 ( sous la Restauration ) dans une famille bourgeoise elle reçoit une instruction très sérieuse et peu commune pour une fille à cette époque. Elle montre une très grande avidité pour la culture et les arts et très vite se fait remarquer dans les cercles républicains. Son salon est très fréquenté et devient un rendez-vous littéraire et artistique. Vers 1865 ( Napoléon III )  elle se lance dans le pamphlet féministe puis publie des articles dans le « Nain jaune » et le « Grand journal » notamment où elle se fait remarquer par son talent de polémiste en revendiquant l'émancipation des femmes.
Parallèlement  elle avait installé dans son immeuble une petite clinique privée , qu'on appelait à l'époque « ambulance » de six lits qui fonctionnera sans interruption jusqu'après la guerre, aux seuls frais des deux sœurs Deraismes.


En 1870, elle participe à la création de la Société pour la revendication des Droits de la Femme qui fusionne le 16 Avril de cette même année avec la société pour l'amélioration du sort de la femme qu'elle a co-fondée avec Léon Richer en 1869 . Au sein de cette association, elle soutient opiniâtrement le combat pour que soient accordés aux femmes les droits civils et politiques. Cette revendication n'aboutira pas, elle le sait, tant que sera donnée aux femmes une instruction qui les maintient dans l'ignorance et les place sous la dépendance des hommes. Elle mène donc campagne en faveur de l'école laïque, seule capable de faire de la femme un être libre et majeur. Son activité est si intense qu'un comité se forme pour la présenter aux élections législatives de 1881. Elle refuse de faire acte de candidature, car malgré ses efforts la loi n'a pas changé, sa candidature ne pourrait être qu'une candidature de protestation, et même en cas de succès le résultat serait négatif puisque l'élection serait invalidée.


Brillante oratrice elle est invitée par le Grand Orient de France, obédience maçonnique, qui n'initiait  pas les femmes, à donner des conférences qui connaissent un grand succès. . Elle avait adhéré à la Libre Pensée et fondait en Seine et Oise une section qu 'elle animait En 1879, elle préside le premier congrès international pour le droit des femmes.

Elle était à la pointe du combat contre le cléricalisme et l'antimaçonnisme et le journal qu'elle avait fondé « le Républicain de Seine et Oise » était peut être le plus remarquable organe de la propagande laïque ce qui lui valut critiques et  insultes des cléricaux. Elle luttait en même temps pour l'admission des femmes en Franc-maçonnerie et est à l'origine de la création de la première obédience mixte le « Droit Humain » le 14 Mars 1893.

 La veille de sa mort, le 5 février 1894, elle reçut une lettre de gratitude de la Fédération des mouvements féministes, la félicitant du résultat obtenu au sénat le 19 janvier en faveur des femmes commerçantes « l'électorat aux tribunaux de commerce est la reconnaissance du droit civil pour les femmes » elle répondit aux amis qui l'entouraient : « oui, je crois à la victoire. Mais elle vient trop tard pour moi. Je vois nos revendications aboutir. Je pars avec l'idée consolante que ce ne sera pas trop long. Mais restez unies entre vous toutes, le succès en dépend » Après plus d'un siècle, malgré les progrès accomplis, sa dernière phrase est toujours d'actualité.
 

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Joëlle Fernandez a présenté Maria Deraismes lors d'une conférence organisée par le Cercle d'études citoyennes à l'occasion de la journée des droits de la femme.

15.03.2010

Roland Courteau en conférence avec le Cercle d'Etudes Citoyennes

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Sur invitation, du Cercle d' Etudes Citoyennes, présidé par Hélène Filhol, le sénateur Roland Courteau  a tenu devant quelques 85 personnes, une conférence sur « le risque de tsunami, sur les côtes françaises ».  Il a présenté, notamment son rapport, sur l'évolution de ce risque, sur les 11 000 km de côtes françaises (métropole et outre-mer), rapport qui a été traduit en anglais et espagnol, et qui lui a valu de nombreuses félicitations, de la part notamment de l'UNESCO ainsi que de la commission océanographique intergouvernementale (COI). Le sénateur a, cependant, indiqué que les simulations réalisées sur l'ensemble des côtes françaises en Méditerranée, étaient de nature à rassurer les populations du littoral audois. Mais certainement pas celles de la Côte d'Azur. Il a surtout tenu à préciser que « s'il convenait de ne pas affoler les populations face à ce type de risque, il importait aussi de ne pas le leur cacher ». Roland Courteau a, également, souligné que les tsunamis avaient toujours, une origine géologique et sont consécutifs à un séisme, ou à un effondrement de volcan, ou à des instabilités gravitaires, et n'ont rien de comparable avec les vagues de tempête. « Aucun bassin, sur la planète, n'est à l'abri et certaines côtes sont plus vulnérables que d'autres » a-t-il fait remarquer.  Il a cependant rappelé que si les tsunamis sont des phénomènes relativement rares comparativement à d'autres aléas naturels (tempêtes, inondations), leur impact peut être autrement plus dévastateur. En conséquence, leur prévention (ou la limitation de leurs effets) exige un réseau dense d'instruments de mesure, des séismes, du niveau de la mer, ainsi qu'un système de transmission des données rapide et fiable, et un schéma préétabli et opérationnel pour alerter les populations. 


« Malheureusement jusqu'à aujourd'hui, l'impréparation de la France était manifeste, face à ce risque, sur l'ensemble de ses côtes, à l'exception toutefois de la Polynésie Française » a-t-il déploré. A la suite de la remise de son rapport au gouvernement, Roland Courteau a rappelé que les ministères avaient considérablement « bougé ». Et ce d'autant plus, que le sénateur a introduit dans la loi sur le Grenelle de l'Environnement I, un amendement « faisant obligation à la France de mettre en place en Méditerranée, notamment un centre d'alerte ».  Celui-ci devrait donc être opérationnel, fin 2011 ou début 2012, « C'est un engagement pris par les ministères concernés lors de l'audition  publique que j'ai organisée au Sénat, voici, tout juste 8 mois ».  A l'issue de cette conférence, ou de très nombreuses questions furent posées par les participants, le sénateur a rappelé, son combat pour la « création en 2004, d'une Zone de Protection Ecologique » et indiqué qu'il avait été chargé par l'Office parlementaire, « de réaliser un rapport sur l'état de la Méditerranée face aux pollutions et au changement climatique » sur l'ensemble du bassin, de Gibraltar au Liban en passant par le Golfe du Lion.  A suivre donc !